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Lévrier et teckel à la chasse en France : cadre légal, rôle du teckel chien de pied, usage des lévriers, intégration en meute et conseils de sélection.
Lévriers et teckels à la chasse : ces races qu'on oublie de citer

Lévrier et teckel à la chasse : remettre les pendules à l’heure

Lévrier et teckel à la chasse : remettre les pendules à l’heure

Le couple lévrier teckel chasse intrigue souvent les dresseurs de chiens de chasse exigeants. Ces deux races semblent opposées par le gabarit, le type canin et le style de travail, pourtant elles partagent une histoire cynégétique ancienne et cohérente. Comprendre comment ces chiens s’inscrivent dans les pratiques de chasse en France permet de mieux choisir son chien adapté à son territoire et à son gibier.

Dans le cadre légal actuel de la chasse France, le lévrier est autorisé uniquement pour la chasse au courant, c’est à dire la poursuite à vue sans meute structurée, alors que la chasse à courre avec lévriers est strictement encadrée par le Code de l’environnement (articles L.424-4 et suivants, consultables sur Légifrance) et en pratique interdite pour la plupart des chasseurs particuliers. Le teckel, lui, s’est imposé comme chien de pied polyvalent, utilisé pour la recherche au sang du grand gibier blessé, mais aussi comme petit terrier de travail pour le déterrage. Entre ces deux extrêmes morphologiques, les dresseurs passionnés peuvent bâtir un groupe de chiens chasse très complémentaire, en tenant compte des contraintes réglementaires locales et des recommandations de la Fédération nationale des chasseurs.

Parler de lévrier teckel chasse oblige à replacer ces chiens dans la grande famille des races chiens de travail. Les lévriers, du Greyhound au lévrier italien, appartiennent à un type primitif de chasseur à vue, sélectionné pour la vitesse et la finesse de vue plus que pour l’odorat. Le teckel descend d’un terrier allemand, proche par certains aspects des races de type spitz et spitz type, mais il a été fixé comme race chien de chasse souterraine et de pistage, ce qui en fait un chien adapté à des missions très différentes de celles des lévriers, notamment dans les biotopes boisés ou accidentés.

En France, la chasse lévrier est l’un des sujets les plus sensibles du droit cynégétique moderne. Les lévriers de race pure ou croisés sont juridiquement interdits pour la chasse à courre, ce qui limite leur usage à la chasse au courant ou à des activités sportives comme le racing ou le leurre. Tout dresseur doit donc vérifier précisément la réglementation avant d’intégrer un lévrier dans son équipe de chiens chasse, en consultant par exemple les arrêtés préfectoraux, les fiches pratiques de la Fédération nationale des chasseurs et les avis de l’Office français de la biodiversité.

Les lévriers restent pourtant de remarquables chiens type chasse à vue, qu’il s’agisse du Whippet, du Greyhound, du Galgo ou du lévrier italien, très apprécié comme chien de compagnie sportif. Dans certains pays de chasse Espagne, les podencos chiens et les galgos sont encore utilisés pour la poursuite du lièvre ou du lapin, ce qui nourrit parfois des fantasmes chez les chasseurs français. Il faut cependant distinguer ces pratiques étrangères des règles strictes qui encadrent la chasse chiens en France, sous l’œil attentif de la centrale canine, des fédérations de chasse et des services de l’Office français de la biodiversité chargés du contrôle.

Pour un dresseur français, le lévrier peut trouver sa place comme chien de compagnie actif, ou comme partenaire de sports canins, tout en conservant ses aptitudes naturelles de poursuite. Avant d’acheter un chiot, il est utile de consulter des ressources spécialisées sur le choix d’un chien de chasse ou d’un chien de compagnie, par exemple un guide complet sur bien choisir son chien selon son usage. Cette réflexion en amont évite de placer un lévrier dans une situation illégale ou inadaptée à son tempérament, surtout si l’on possède déjà d’autres races chiens de chasse et que l’on chasse dans un département très contrôlé, comme le rappellent régulièrement les fédérations départementales.

Le teckel, chien de pied et terrier de travail au service du grand gibier

À l’opposé du lévrier, le teckel incarne le chien chasse de proximité, bas sur pattes mais immense par la détermination. Issu d’un ancien terrier allemand, il a été sélectionné pour le travail souterrain sur renard et blaireau, puis pour la recherche au sang sur cerf et sanglier blessés. Dans de nombreux territoires de chasse France, le teckel est devenu le chien de pied de référence pour le grand gibier, notamment dans l’Est et le Massif central où les populations de sangliers sont importantes et où les conducteurs de chiens de sang sont très sollicités.

Les trois variétés de teckel – poil ras, poil long et poil dur – appartiennent à la même race, mais n’offrent pas exactement le même profil pour la chasse chien. Le poil dur, souvent issu de lignées de travail, domine dans les équipages spécialisés dans le sanglier et le cerf, tandis que le poil ras reste apprécié pour le déterrage pur, proche du travail des terriers classiques. Le poil long, plus fréquent en chien de compagnie, peut néanmoins se montrer excellent chien chasse si la sélection canine privilégie le caractère et non l’esthétique d’exposition canine, comme le rappellent de nombreux conducteurs de chiens de sang lors des épreuves de travail.

Sur le terrain, le teckel travaille rarement seul et s’intègre dans un groupe de chiens courants ou de chiens type briquet. Son rôle de chien de pied consiste à remonter la voie froide du gibier, à marquer le gîte, puis à lancer la menée en coordination avec les autres chiens chasse. Pour illustrer cette complémentarité entre races chiens courants et chiens de pied, on peut citer le cas d’une équipe de traqueurs du Massif central qui associe deux teckels de travail à une meute de briquets pour la battue au sanglier, avec un taux de réussite en recherche au sang très supérieur à la moyenne départementale.

Caractère, éducation et sélection : ne pas dresser lévriers et teckels comme des retrievers

Qu’il s’agisse de lévriers ou de teckels, le dresseur doit accepter un tempérament très différent de celui des retrievers ou des spaniels. Le lévrier reste un chien de type primitif, indépendant, très sensible aux mouvements et parfois peu motivé par le rappel classique, ce qui complique son usage en chasse chiens dans des milieux ouverts. Le teckel, lui, est opiniâtre, doté d’un fort caractère de terrier, et supporte mal les méthodes de dressage trop brutales ou incohérentes, comme le soulignent régulièrement les clubs de race et les éleveurs spécialisés.

La clé consiste à adapter la progression au type de race chien et à l’âge du chien, en respectant ses motivations profondes. Un jeune teckel de travail doit être mis tôt au contact du gibier, tout en apprenant la maîtrise de soi pour la recherche au sang, alors qu’un jeune lévrier italien ou un Whippet gagnera à développer sa sociabilité et sa gestion de la frustration avant toute activité de poursuite. Dans les deux cas, le dresseur expérimenté sait qu’un chien adapté à la chasse ne se construit pas en quelques sorties, mais par un travail patient, cohérent et respectueux, souvent accompagné par un club de race ou un conducteur de chiens de sang confirmé.

Les expositions canines et la centrale canine jouent un rôle important dans la définition des standards de races chiens, mais le chasseur doit regarder au delà du pedigree. Il lui revient de privilégier des lignées issues de reproducteurs testés sur le terrain, plutôt que de se laisser séduire uniquement par les titres d’exposition canine. Pour ceux qui hésitent entre un profil de chien de rapport et ces races plus spécialisées, un comparatif détaillé sur les retrievers pour la chasse au gibier d’eau, comme l’analyse consacrée au Labrador et au Golden Retriever pour le gibier d’eau, permet de clarifier les forces et limites de chaque type de chien.

Choisir, élever et intégrer lévriers et teckels dans une meute moderne

Pour un éleveur amateur ou un dresseur passionné, la question n’est pas seulement de posséder un lévrier ou un teckel, mais de les intégrer intelligemment dans une stratégie de chasse chiens globale. Un lévrier peut vivre comme chien de compagnie sportif, tout en participant à des activités légales de poursuite à vue, tandis qu’un teckel de travail s’épanouit en alternant recherche au sang, déterrage et vie de famille. Cette double vocation de chien de chasse et de chien de compagnie impose une sélection rigoureuse du caractère et de la stabilité émotionnelle, en privilégiant les sujets équilibrés et bien socialisés.

Les élevages reconnus en France, souvent affiliés à la centrale canine, distinguent clairement les lignées de travail des lignées d’agrément pour chaque race chiens. Pour le teckel, il est recommandé de visiter plusieurs portées, d’observer les parents au travail sur gibier et de discuter longuement avec l’éleveur de l’usage prévu, qu’il s’agisse de cerf, de sanglier ou de renard. Pour le lévrier, la priorité reste de vérifier la conformité avec la réglementation sur la chasse lévrier et de s’assurer que le chien vivra dans un cadre compatible avec son besoin d’exercice et sa sensibilité, en particulier dans les régions où la chasse à courre est très présente.

Certains chasseurs s’intéressent aussi aux podencos, ces chiens de type primitif très utilisés pour la chasse Espagne, proches par certains aspects des lévriers mais dotés d’un nez plus développé. L’introduction de podencos chiens dans une meute française doit cependant être mûrement réfléchie, car ces races ne sont pas toujours reconnues comme races chiens par la centrale canine et leur gestion en groupe peut s’avérer délicate. Qu’il s’agisse de lévriers, de teckels, de podencos ou de chiens type spitz, la priorité reste de construire une relation de confiance durable, fondée sur le respect du chien et sur une pratique de la chasse responsable, conforme au Code de l’environnement et aux recommandations des fédérations de chasse.

FAQ sur les lévriers et les teckels à la chasse

Un lévrier peut il légalement chasser en France avec un chasseur particulier ?

En France, un lévrier ne peut pas être utilisé pour la chasse à courre, car la loi interdit l’usage des lévriers de race pure ou croisés pour ce type de chasse. En revanche, certaines formes de chasse au courant ou de poursuite à vue peuvent être autorisées sous conditions, en respectant strictement la réglementation locale. Avant tout usage cynégétique, il est indispensable de se renseigner auprès de sa fédération départementale de chasse et de vérifier les textes applicables du Code de l’environnement, notamment l’article L.424-4.

Le teckel est il adapté à la recherche au sang du grand gibier blessé ?

Le teckel est l’un des chiens de pied les plus utilisés pour la recherche au sang du cerf et du sanglier blessés. Sa morphologie compacte, son nez très fin et son caractère opiniâtre en font un excellent chien de pistage sur voie froide. De nombreux conducteurs de chiens de sang en France travaillent avec des teckels issus de lignées de travail sélectionnées pour cette spécialité, et les résultats obtenus lors des épreuves de recherche au sang confirment régulièrement cette aptitude.

Quelle variété de teckel choisir pour la chasse : poil ras, poil long ou poil dur ?

Les trois variétés de teckel peuvent chasser, mais le poil dur domine dans les lignées de travail orientées vers le grand gibier et le déterrage. Le poil ras reste très apprécié pour le travail souterrain pur, notamment sur renard et blaireau, grâce à son entretien facile. Le poil long, plus fréquent en chien de compagnie, peut aussi être performant à la chasse si la sélection privilégie le caractère et les aptitudes plutôt que l’esthétique, comme le montrent les résultats de certains sujets en concours de travail.

Peut on faire cohabiter lévriers, teckels et chiens courants dans la même meute ?

La cohabitation est possible, mais elle demande une gestion rigoureuse de la meute et une excellente connaissance du caractère de chaque race. Les lévriers, plus sensibles et indépendants, ne travaillent pas comme les chiens courants, tandis que les teckels ont un tempérament de terrier parfois dominant. Une socialisation précoce, des règles claires et un travail progressif en groupe permettent de limiter les tensions et d’exploiter la complémentarité des profils, surtout lorsque le dresseur s’appuie sur l’expérience de chasseurs plus aguerris.

Un lévrier italien peut il être un bon chien de chasse ou seulement un chien de compagnie ?

Le lévrier italien est avant tout sélectionné aujourd’hui comme chien de compagnie élégant et sportif, mais il conserve des aptitudes naturelles de poursuite à vue. Son gabarit très léger et sa sensibilité le rendent toutefois peu adapté aux formes de chasse exigeantes sur terrain difficile. Pour un chasseur, il sera plus réaliste de le considérer comme un compagnon de vie actif, éventuellement pratiquant des sports canins, plutôt que comme un véritable chien de chasse polyvalent, tout en respectant scrupuleusement la réglementation française sur l’usage des lévriers.

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